Echos confidentiels
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Élection Présidentielle de 2020 : Les jours sont-ils comptés pour ADO au palais Présidentiel?

 

Isolé dans sa tour d'ivoire, le chef de l’État entend se mettre en travers de tous ceux susceptibles d'entraver son maintien au pouvoir.

 

Décryptage A moins de deux ans de la présidentielle, Alassane Ouattara est déterminé à maintenir sa mouvance au pouvoir en rompant l'entente établie depuis 2010 avec le Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI) d'Henri Konan Bédié dit "HKB".

 

Les deux formations s'étaient pourtant entendues pour que le candidat au scrutin de 2020 soit issu du PDCI. Scission. Ce divorce devrait être acté dans les prochains mois.

 

En privé, il est déjà consommé, "HKB" multipliant les critiques envers la dérive hégémonique du chef de l'Etat. Cette scission, par conséquent l'éclatement de la coalition du Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP), qui réunit les partisans de Ouattara et de Bédié, semble d'autant plus inévitable que le patron du PDCI n'a pas l'intention de passer son tour contrairement à 2015.

 

Mieux, l'ex-président chassé du pouvoir en 1999 envisage de se présenter luimême pour deux raisons : prendre sa revanche sur l'histoire et parce qu'aucun cadre du PDCI - Jean-Louis Billon, Daniel Kablan Duncan, Jeannot Ahoussou Kouadio, Charles Diby Koffi, Gnamien Ngoran, etc.- n'est, selon lui, à la hauteur de l'enjeu.

 

La volonté d'Alassane Ouattara de rempiler ou non pour un troisième mandat sera fonction du positionnement du "Bouddha de Daoukro", l'idée étant de faire obstacle à son allié. Pour l'instant, Ouattara mise toujours sur Amadou Gon Coulibaly, un premier ministre en quête désespérée de charisme.

 

Les énigmes Soro-Gbagbo. Outre le refroidissement de ses relations avec HKB, Alassane Ouattara s'est mis à dos tous les autres acteurs qui lui ont ouvert les portes du pouvoir dans le cadre d'alliances politiques ou stratégiques, Albert Toikeusse Mabri, le patron de l'UDPCI, et Guillaume Soro en tête.

 

Le président de l'Assemblée nationale considère toujours comme une déclaration de guerre l'arrestation de son directeur du protocole, Souleymane Kamaraté, en octobre, à Abidjan. Plusieurs de ses collaborateurs - dont l'ex-ministre Affoussy Bamba-Lamine - ne peuvent quitter le territoire. Désormais placé sous la protection d'HKB, Soro, qui déroule son propre agenda, s'est irréversiblement détaché du couple présidentiel.

 

Ce contexte pourrait s'alourdir pour le chef de l'Etat si Laurent Gbagbo bénéficiait d'un non-lieu au terme de son procès par la Cour pénale internationale (CPI). Un scénario de moins en moins improbable.

 

Affaires à suivre,,,

 

Sources : LC N° 772 du 07/03/2015

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Infos plus

Documentation

Décision du Conseil Constitutionnel du 22 décembre 2010 relative à la prestation de serment par écrit de Monsieur OUATTARA Alassane
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Le Rapport complet de la CNDVR
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