Echos confidentiels
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Jeux de la Francophonie, Macron a refusé l’invitation de Ouattara

Voir Emmanuel Macron briller de son absence à la 8e édition des jeux de la Francophonie à Abidjan a provoqué des interrogations. Alassane Ouattara, qui avait fortement souhaité sa présence, a du comprendre par ce refus qu’il n’est pas la priorité du jeune président français. Selon le Président français Emmanuel Macron, « il n’y a plus d’urgence à aller flâner dans une cérémonie fastueuse et facétieuse.»

Les efforts de Ouattara pour avoir Macron à Abidjan

On en sait un peu plus sur l’absence du Président français à la cérémonie de lancement de la 8ème édition des jeux de la francophonie. Ouattara, qui avait espéré sa présence jusqu’à la dernière minute, a fini par comprendre qu’ Emmanuel Macron ne le porte décidément pas dans son cœur. Il avait, pourtant, déployé toute sa batterie diplomatique pour donner corps à ce rêve. Interception d’un câble diplomatique. C’est une exclusivité !

Lors de sa visite officielle en France, le 11 juin dernier, le Président ivoirien a formellement invité le Président Français à l’ouverture des jeux de la francophonie. Mais il n’avait reçu ni confirmation ni infirmation de la part de celui-ci. Laissant une brèche d’espoir. Au fur et à mesure que les jours approchaient, Ouattara devenait de plus en plus anxieux à l’idée que Macron ne rehausse pas de sa présence l’ouverture de ces jeux qui, à ses yeux, représentait une aubaine pour se donner une stature mondiale. Il a donc mis en branle tout son réseau de lobbyistes.

Lobbying hors de prix et tous azimuts

À coup de milliards, toutes les éminences grises d’Emmanuel Macron, sur l’Afrique, ont été mises à rude contribution. Les premiers sur la liste ont été évidemment les franco-béninois et amis personnels du nouveau président français. Il s’agit de Lionnel Zinsou, ex-premier ministre du Bénin et candidat malheureux à la présidentielle de 2016, et de Jules-Armand Aniambossou, nouveau Dg Afrique du Groupe Duval et ancien ambassadeur du Bénin en France. Les seconds,  ont été les proches collaborateurs du Président Français que sont Alexis Köhler, le Secrétaire Général de l’Élysée et les membres de l’influente cellule diplomatique ; Philippe Étienne, Aurélien Lechevallier, pour ne citer que ceux-là.

Les tiers se comptent dans les relations personnelles du Président Ouattara. On peut citer l’ex-Président français Nicolas Sarkozy qui, lors de sa dernière visite en Cote d’Ivoire, avait lui aussi, promis à Ouattara de tout mettre en œuvre pour que le Président français soit de la fête.

Gros efforts pour un résultat nul

Les missi dominici de Ouattara ont été mis à rude contribution. Ils ont été au four et au moulin pour réaliser le désir ardent du maître d’Abidjan. Le pied de grue de l’ambassadeur Charles Gomis devant le portail de Jean Luc LeDrian au Quai d’Orsay et les nombreux coups de téléphone de Amon Tanoh, ministre des Affaires étrangères, aux proches du Président français n’ont pas réussi à le faire fléchir.

Selon des sources très introduites, Macron n’est pas passé par quatre chemins pour dire ses vérités aux nombreux envoyés de Ouattara. « Il n’y a plus d’urgence à aller flâner dans une cérémonie fastueuse et facétieuse », leur aurait confié le Président Français.

Pas besoin d’insister

A ceux de ses proches ou autres mandants de Ouattara qui insistaient, Macron a été ferme. « Mais que me voulez-vous à la fin ? J’ai déjà promis au Président Ouattara de lui rendre visite dans le cadre du Sommet Union Européenne-Afrique (les 29 et 30) n’est-ce pas suffisant ? » aurait fulminé Macron.

En définitive, les lobbyistes du Président Ouattara ont échoué. Ils n’ont réussi qu’à arracher in extremis, la présence de Laura Flessel, ministre française des Sports. Quelques présidents de la sous-région ont, avec hésitations du fait des attaques de la veille (École de police et 16 ème arrondissement de Youpougon), répondu à l’invitation. « Il faut s’en contenter », aurait suggéré Ally Coulibaly, ministre de l’intégration africaine et des Ivoiriens de l’étranger.

De mémoire d’homme, c’est la première fois qu’un président français snobe l’ouverture des jeux de la francophonie.

Afrique sur 7

 

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