Echos confidentiels
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Liberté Provisoire de GBAGBO, branle bas au sommet de l’Etat

 

En transférant dans la précipitation le Président GBAGBO à la CPI 2012, Alassane OUATTARA pensait se débarrasser définitivement de son plus farouche adversaire politique. Erreur stratégique, depuis sa prise de pouvoir dans les conditions que tout le monde sait, ADO a non seulement échoué dans le domaine social avec une politique libérale agressive, néfaste pour les populations en majorité très pauvres, mais il n’a pas réussi à ramener la confiance et la cohésion dans le pays à cause de sa mauvaise gestion du désarmement et de la réconciliation. Tous ces échecs ont permis au célèbre prisonnier de la Haye de se faire une santé politique. Surtout que tous les témoins à charge qui se sont succédés à la barre de la Cour Pénale Internationale (CPI), n’ont pas réussi à apporter des preuves compromettantes. Ceux là même qui étaient sensés lui donner l’estocade en l’accablant pour les crimes qui lui sont imputés ont plutôt demandé purement et simplement sa relaxe ou se sont rétractés.

Après onze demandes de liberté provisoire refusées, la Cour d’Appel de la CPI a enfin donné une lueur d’espoir à GBAGBO et ses nombreux partisans au grand désarroi des militants du RDR et leur Président. Car si la liberté provisoire est accordée à Laurent GBAGBO, c’est un premier pas vers la liberté définitive pour le « Woudi de Mama » et le rabattage de la carte politique pour le match retour en 2020.                                                                                                                                                       

Comment le pouvoir se prépare pour y faire face ?

 

Redoutant une libération prochaine de l’ancien Président, les « solutionistes » avec à leur tête le Chef de l’Etat se sont mis en ordre de bataille pour faire face aux conséquences de cette « triste » nouvelle qui tombe mal avec la crise de succession qui secoue actuellement la coalition du RHDP. Sans perdre le temps le gouvernement a subit un réaménagement technique pour permettre une reprise totale du contrôle de l’Armée et de l’Administration Publique. D’où les fréquents limogeages des personnes qui n’ont pas le bon profil, pour laisser place à ceux qui sont à même de former une ligne hétérogène autour du Président ADO. Et pour palier les carences de la politique sociale, le gouvernement veut débloquer maintenant des milliards pour l’amélioration des conditions de vie dans les quartiers où réside le plus grand nombre de militants et sympathisants du Rassemblement des Républicains (RDR) qu'il avait oublié. Cela suffira t-il pour sauver les meubles ? L’avenir nous le dira.

 

Echos Confidentiels 04/08/17

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