Echos confidentiels
Echos confidentiels

Pour mettre fin aux différentes mutineries militaires et revendications des démobilisés le Ministre de la Défense fait appel des sociétés  militaires privés  (Mercenaires)

L'instabilité dans l'armée pousse Alassane Ouattara à faire appel aux sociétés privées françaises pour des formations. Une initiative critiquée.

 

 L’attribution par le ministre délégué à la défense, Alain Richard Donwahi, de contrats aux entreprises privées françaises irrite les milieux officiels hexagonaux.

 Bataillons projetés. Présente en Côte d'Ivoire depuis 2016, la société Corpguard achèvera en juillet la formation d'un premier bataillon de 700 hommes à l’Ecole des forces armées de Zambakro près de Yamoussoukro (Centre). Une autre partie de ce programme se déroule dans le nord d'Abidjan. Ce contrat, qui avoisine 4 milliards F CFA (6 millions €), doit préparer les unités des Forces armées de Côte d'Ivoire (Faci), composées d'éléments de l'ex-rébellion des Forces nouvelles (FN), à intégrer des missions onusiennes en Afrique. Corpguard s'apprête à former un second bataillon projeté dès cet automne. Cette mission est toutefois suspendue à son financement par Abidjan. Etabli à Paris et Lyon, Corpguard a été créé en 2006 par David Hornus, par ailleurs fondateur de Risk Group et de Secopex. Par le passé, cette dernière société a employé Robert Dulas alias "Bob", ex-conseiller du général putschiste Robert Gueï, ainsi que le général JeanPierre Perez, conseiller militaire de François Bozizé . Le contrat ivoirien de Corpguard a cependant été apporté par le directeur délégué Pierre Martinet, un ancien du Service action de la DGSE.

 Scepticisme. Bien que Corpguard ait évoqué son contrat auprès du général Didier Brousse, directeur de la coopération de sécurité et de défense (DCSD) du MAE français, sa présence en Côte d'Ivoire ne fait pas l'unanimité au sein de l'Etat-major à Paris et auprès des officiers tricolores dans ce pays. Ces derniers estiment que ce type d'acteurs privés nuit à la cohérence d'ensemble obtenue dans le cadre du programme Désarmement, démobilisation et réintégration (DDR). Corpguard n'est d'ailleurs pas le seul à opérer. En juillet 2016, Donwahi a sollicité la société Themiis pour former les officiers ivoiriens au sein de l'Institut d’études stratégiques et de défense . De son côté, l'Etat français vient de détacher Christophe Chaboud à Abidjan pour douze mois. Cet ex-patron de l'Unité de coordination de la lutte antiterroriste (UCLAT), rattachée au ministère de l'intérieur, doit restructurer les services ivoiriens de renseignement.

(Source la LC n°756)

 

 

Commentaires

Aucune entrée disponible
Veuillez entrer le code.
* Champs obligatoires
Version imprimable Version imprimable | Plan du site
contact.direct@echos-confidentiels.info