Echos confidentiels
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Voici le secret qui unit le Président Bédié au PAN Soro

Le 24 décembre 1999, le Président Henri KONAN Bédié est chassé du pouvoir par un coup d'Etat militaire à quelques jours seulement de l'an 2000 qui marque l'entrée du monde dans le deuxième millénaire. Selon des indiscrétions des proches de « N'zuéba », cet épisode douloureux de cette perte du pouvoir le hante jusqu'à présent et il ne manquera aucune occasion pour stigmatiser et maudire tous ceux qui auraient été à l'origine de sa chute.

A l'annonce de la mort de l'un de ses ennemis jurés, le Général Guéi le soir du 19 septembre 2002 qui marquera le début de la rébellion Ivoirienne, Il n'a ni condamné, ni  boudé son plaisir.

C'est pendant la conférence dans la banlieue Parisienne qui donna naissance aux accords de Linas Marcoussis, que le Président Bédié se rapprochera de Guillaume Soro. Il réussi à avoir la confiance de ce dernier et le manipule en le montant contre le principal exécutant du complot qui l'a fait tomber en 1999 : le Sergent-chef Ibrahima Coulibaly dit « IB » chef militaire de la rébellion. Pour lui il était inconcevable que Soro prenne ses ordres chez « IB » qu'il taxait d'illettré. La suite est connue, Soro  évincera son mentor « IB » et deviendra le seul patron des Forces Nouvelles.

Suite à cette trahison, une rivalité sanglante opposera Soro à Ibrahima Coulibaly pour le contrôle de la rébellion, rebaptisé Forces Nouvelles par le Président déchu, qui apportera un soutien sans faille à son protégé qui prendra le dessus par la suite.

Après les Accords de Ouagadougou en 2007 qui donnait comme seule issue à la crise Ivoirienne une élection Présidentielle sans exclusive, le Président Gbagbo qui cherchait à ramener la paix en Côte d'Ivoire par tous les moyens, nomma Guillaume Soro comme Premier Ministre.

En 2010, après le second tour de l'élection Présidentielle qui se mua en crise, l'on a vu réapparaitre « IB » à la tête du « Commando invisible ». Dans les semaines qui ont suivi, les Forces de défense et de sécurité (FDS), fidèles à Laurent Gbagbo, subissent de violentes attaques dans le grand quartier populaire d'Abobo, à Abidjan, qui a majoritairement voté pour Alassane Ouattara.

Le 11 avril 2011, Laurent Gbagbo est arrêté, mais sa chute ne signe pas la réconciliation entre Ibrahim Coulibaly et Guillaume Soro. Désormais Premier ministre et Ministre de la Défense d'Alassane Ouattara, Soro n'entend pas s'accommoder d'un « IB » dans sa proximité qui n'entendait en outre répondre qu'aux seuls ordres du président Ouattara. Avec l'aide de Henri Konan Bédié, il réussi à convaincre ADO (qui avait d'ailleurs demandé qu'il soit capturé vivant) de la nécessité de neutraliser son ennemi « IB » 

« N'zuéba », qui était arrivé troisième au premier tour de la présidentielle et désormais allié d'Alassane Ouattara, n'aurait jamais accepté, lui aussi, de côtoyer de trop près l'artisan de sa chute du 24 décembre 1999.

Avec l'assassinat de leur ennemi commun, Bédié et Soro venaient de sceller le pacte de leur alliance qui permettra à l'un de régler le compte d’ADO le dernier conspirateur restant et à l'autre de réaliser son rêve en devenant Président de la République.

Affaire à suivre…

Echos Confidentiels 19/09/17 

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